Gwyn Parry-Jones (trans.)
Suite de chansons des opérettes de Gilbert and Sullivan
I - « Three little maids from school are we »
II - « The sun whose rays are all ablaze »
III - « Never mind the why and wherefore »Dans l'Angleterre des années 1870, sous le règne de Victoria, les programmes du théâtre londonien étaient peu variés. Ils étaient limités aux opéras de l'étranger ou, pour ceux qui préféraient un divertissement bien de chez eux, des spectacles de variétés au « music hall ». Richard D'Oyly Carte, impresario et directeur de théâtre, cherchait un autre possibilité. Il l'a trouvé dans l'association de Sir William S. Gilbert (1836-1911), librettiste, et Sir Arthur Sullivan (1842-1900), compositeur. Cette fameuse collaboration, mise en oeuvre par D'Oyly Carte, a continué pendant plus de 20 ans.
Les opérettes de Gilbert et Sullivan sont un mélange bien équilibré de mélodies ravissantes et populaires et d'intrigue complexe. Elles nous offrent l'amour interdit (mais pas sans retour), des rebondissements passionnants, des changements d'identité et des allusions d'actualité (souvent patriotique ou satirique). Les treize oeuvres qu'ils ont produites constituent un nouveau genre, très aimé et vraiment anglais. Elles sont une étape importante dans l'histoire de la musique de leur pays et très demandées dans le monde entier (non seulement interprétées par la D'Oyly Carte Opera Company, la compagnie toujours florissante fondée par l'impresario éponyme).
Les deux premières chansons de cette suite proviennent de l'opérette The Mikado (1885), sous-titrée The town of Titipu. Elle a été écrite pour la compagnie au Savoy Theatre, construit par D'Oyly Carte et ouvert en 1881. Elle a eu un grand succès ; elle est restée à l'affiche pendant 672 représentations. C'est Yum-yum (le rôle féminin principal) qui chante Three little maids from school are we (Nous sommes trois petites lycéennes) avec ses deux copines quand elles font leur entrée. L'esprit joueur de la chanson reflète l'innocence enfantine des jeunes filles. The sun whose rays are all ablaze (Le soleil dont les rayons sont tous flammes) est un soliloque pensif et expressif. Yum-yum le chante devant son miroir, la veille de son mariage.
HMS Pinafore (1878), ou The lass that loved a sailor, de laquelle provient la dernière chanson de la suite, a été écrite pour la compagnie au théâtre l'Opéra Comique. Ce fut l'une des premières opérettes de l'association, qui a beaucoup aidé à établir l'institution anglaise de « Gilbert and Sullivan », en Angleterre et aux Etats-Unis où l'opérette était très populaire. Never mind the why or the wherefore (Peu importe le pourquoi et le comment) est une chanson animée, chantée par trois des personnages principaux vers la fin de l'opérette. A ce moment, la vérité est dévoilée : l'identité du capitaine du vaisseau a été confondue avec celle d'un modeste marin. Cette révélation permet à tous les deux d'épouser celles qu'ils aiment. CMW trad. EHC/NR
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