Répertoire

Franz Danzi (1763-1826)
Quintette en mi bémol, opus 67 no. 3

I - Larghetto - Allegro Moderato; II - Andante moderato; III - Minuetto. Allegro; IV - Allegretto;

Franz Danzi était le fils d'un violoncelliste célèbre. Au départ, il a suivi les traces de son père : il a joué dans l'orchestre de Mannheim dès l'âge de quinze ans. Plus tard, il a travaillé à la cour de Mannheim. Par la suite il connut une carrière florissante en tant que Kappellmeister (directeur de musique) aux théâtres de Munich (1798), puis Stuttgart (1807) et enfin, Karlsruhe (1812), où il est resté jusqu'à sa mort. La plupart de ses oeuvres est écrite pour le théâtre. Cependant, il composa également de la musique de chambre pour différents ensembles. Ce sont ces oeuvres qui ont le plus grand succès aujourd'hui.

A l'époque de Danzi, le quintette à vent était un moyen d'expression nouveau et remarquable. Sa contribution au répertoire est alors considérable : il fut l'un des premiers compositeurs qui écrivit pour cette combinaison d'instruments hors de la France. Ses trois premiers quintettes pour instruments à vent (la série op. 56) ont été dédiés à Anton Reicha, compositeur parisien et « père du quintette à vent ». Il composa ensuite six quintettes opp. 67 et 68 ; il est probable qu'ils sont les derniers de son répertoire de musique de chambre, composés à Offenbach pendant les dernières années de sa vie. Danzi a écrit également trois quintettes pour piano et instruments à vent (opp. 41, 53 et 54).

L'oeuvre qui sera jouée ce soir est le dernier quintette de la série op. 67. Il témoigne à la fois de l'influence viennoise et française. Le premier mouvement est le plus remarquable. Il est introduit par une section Larghetto, caractèrisée par des gammes descendantes. L'Allegro moderato qui suit est constitué de deux sujets contrastés. Il est interprété par les instruments supérieurs et accompagné de doubles croches capricieuses, jouées notamment par le basson. Vers la fin du mouvement, après la réexposition des thèmes principaux, on remarque un bref retour à la musique du Larghetto.

L'Andante moderato fait penser à une chanson. Les instruments inférieurs accompagnent une mélodie lancinante à la flûte. Après une section centrale plus imitative, dans laquelle chaque instrument joue à son tour, cette mélodie revient conclure le mouvement.

Un motif de notes répètées apparaît souvent au troisième mouvement. Tous les instruments l'interprétent au début, puis le cor le joue seul. En outre, le mouvement comporte une section trio qui utilise principalement les trois instruments supérieurs. Même si elle est intitulée Minuetto, le tempo rapide révèle qu'elle est en fait un scherzo innocent (semblable à ceux du jeune Beethoven). Le finale est un rondo étendu. Plusieurs thèmes réapparaissent, notamment l'air mélodieux du hautbois, continué par la flûte. CMW trad. EHC/NR

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